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Pourquoi la banque des start-ups a-t-elle fait faillite aux Etats-Unis ?
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Pourquoi la banque des start-ups a-t-elle fait faillite aux Etats-Unis ?
La Silicon Valley Bank, une banque américaine spécialisée dans le financement de start-up a tout simplement été fermée par la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC) le mi-mars, entraînant une crise financière majeure aux Etats-Unis. 42 milliards de dollars ont été retirés en moins de 24 heures, ce qui a entraîné son effondrement. Cette faillite est considérée comme la plus importante depuis celle de Lehman Brothers en 2008. La banque SVB était la banque incontournable de la Silicon Valley pour les start-ups depuis la fin des années 90. Elle abritait de gros clients et était la seizième banque américaine avec 210 milliards de dollars d'actifs. La chute de SVB s'explique par la stratégie qu'elle avait adoptée concernant les bons du Trésor. La banque avait acheté des créances à l’état américain à un taux de 1,5% afin de pouvoir toucher encore plus d'argent. Et cela faisait des années que la banque se risquait à une telle pratique, qui jusqu’à présent fonctionnait. Mais en 2022, la guerre en Ukraine a fait grimper les prix de l’énergie et des matériaux rares, entraînant une inflation soudaine aux Etats-Unis. Pour éviter que l’inflation ne soit trop fortement ressentie par les américains, les banques centrales ont décidé d’augmenter leurs taux, ce qui est un mécanisme souvent utilisé dans ce but. Mécaniquement, la valeur des bons du Trésor a baissé d'environ 15%. Face à ce problème, SVB a tenté de vendre les bons du trésor qu’elle avait déjà acquis à 1,5%, mais cette fois avec un taux plus intéressant : à 4,5% ! Problème numéro 1, ces bons n’ont pas trouvé preneur. Et problème numéro 2 que n’avait pas anticipé la banque, ses clients ont paniqué. Sauf qu’il ne s’agit pas de petits épargnants mais de start-ups valant plusieurs millions voire milliard de dollars. C’est donc suite à ses retraits d’énormes sommes d’argent, que la banque a fait faillite, puisqu’elle n’avait plus suffisamment d’argent à redonner à ses clients. En effet, les bons du trésor, ce ne sont que des « titres » sans valeur concrète s’ils ne sont pas vendus. Ainsi, la FDIC a décidé de transférer la totalité des dépôts de SVB dans une nouvelle banque. Pour certains spécialistes, l’achat-revente de bons du trésor n’était tout simplement pas viable sur le long terme. Ensuite, les agissements du PDG de la banque, Greg Becker, attisent les soupçons. Fin février, le dirigeant a vendu des actions de sa société pour 3,6 millions de dollars. Pour l’heure, les États-Unis ne souhaitent pas injecter d’argent public pour combler la dette de la banque. Outre Atlantique, la filiale de la SVB au Royaume-Uni a été reprise par la banque HSBC pour 1£ symbolique, sauvant ainsi l’épargne de dizaines de milliers de clients. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les images générées par IA protégées par le droit d'auteur ?
2d ago
Les images générées par IA protégées par le droit d'auteur ?
C’est une question à laquelle on attendait une réponse officielle, pour ne pas dire « légale » depuis l’an dernier… Les images générées par IA peuvent-elles être protégées par le droit d’auteur ? Et bien l'US Copyright Office (USCO), le service chargé des droits d'auteur aux États-Unis, vient de donner une première tendance, en se prononçant contre… pour l’instant ! Car l’organisme reste ouvert à tout examen au cas par cas. Dans une récente publication du Federal Register, l'USCO a expliqué que les images générées à partir de programmes tels que DALL-E, Midjourney ou Stable Diffusion ne peuvent pas être protégées par le droit d'auteur. Bien que ces programmes nécessitent une contribution humaine, l'USCO estime que les éléments produits par l'IA sont déterminants pour établir la paternité d'une œuvre. En d’autres termes, le niveau de créativité dans la réalisation d'une œuvre reste l'élément clé pour accorder une protection par le droit d'auteur… Et sur ce point, les modèles d'IA actuels ne seraient pas capables de reproduire cette créativité, mais plutôt de reprendre certains éléments provenant d’autres œuvres pour les arranger à sa sauce et ainsi, donner l’illusion d’une œuvre nouvelle et unique. L'USCO précise que les utilisateurs n'ont pas non plus un contrôle absolu sur la manière dont les systèmes interprètent les instructions et génèrent du contenu. Toutefois, l'USCO se laisse une certaine marge de manœuvre dans les cas où les œuvres sont partiellement composées d'éléments générés par l'IA. Dans ces situations, la réponse dépendra de circonstances spécifiques, notamment du fonctionnement de l'outil utilisé, et de la manière dont il a été utilisé pour créer l'œuvre finale. Dernier exemple en date : le roman graphique de Kris Kashtanova, dont les illustrations ont été créées à l'aide de Midjourney. Là, l’USCO estime que seuls le texte et la mise en page peuvent faire l'objet d'un droit d'auteur, ce que conteste l'artiste, affirmant pour sa part que l'USCO ne prend pas suffisamment en compte les idées à l'origine de l'œuvre. Vous vous en doutez, le flou entourant cette question a donc donné naissance à de nombreuses batailles juridiques, notamment en ce qui concerne les éditeurs de Midjourney et de Stable Diffusion, qui sont accusés de violer les droits d'auteur de millions d'artistes en utilisant leurs œuvres pour constituer leurs bases de données. Les jugements qui découleront de ces affaires pourraient faire office de base pour établir un cadre législatif. Une chose est sûre, l’IA est arrivée dans le monde de l’art comme dans de nombreux autres secteurs et ne semble pas prête de disparaître. À chacun désormais de déterminer s’il s’agit d’une aide dont on peut tirer profit, ou d’un ennemi dont il faut se débarrasser. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Nouvelle vague de licenciement chez Meta ?
3d ago
Nouvelle vague de licenciement chez Meta ?
Depuis la publication des résultats de Meta en février, qui affichaient une baisse du chiffre d’affaire annuel de 1 %, soit 116,6 milliards de dollars, des rumeurs de licenciements ont commencé à circuler. Et ce que de nombreux observateurs redoutaient, au premier rang desquels les employés du GAFAM, a finalement été confirmé : il y aura bien des licenciements prochainement. Zuckerberg a en effet écrit sur le blog de l’entreprise, je cite « ce sera difficile et il n’y a pas de moyen de contourner cela » fin de citation. Tout d’abord, l’équipe recrutement sera réduite, tout comme les équipes technologiques fin avril et les équipes commerciales vers fin mai. L’opération de restructuration pourrait durer jusqu’à la fin de l’année. À noter que le PDG du GAFAM a annoncé vouloir annuler les projets secondaires de l’entreprise, expliquant avoir je cite, « sous-estimé les coûts indirects des projets moins prioritaires » fin de citation. Ces derniers nécessitent de mobiliser des équipes, des espaces, des compétences en ressources humaines, etc. Mark Zuckerberg souhaite également rendre Meta plus horizontal dans son fonctionnement et a déjà déclaré devant des actionnaires avoir trop de managers et de gestionnaires. Eux aussi devraient voir leur nombre fortement réduit. Mark Zuckerberg a également insisté sur des facteurs extérieurs à l’entreprise, tels que des taux d’intérêt plus élevés, l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire, l’augmentation du coût de l’innovation et le ralentissement de la croissance. Je le cite, « à ce stade, je pense que nous devrions nous préparer à la possibilité que cette nouvelle réalité économique se poursuive pendant de nombreuses années » fin de citation. Pour lui, la restructuration que doit opérer Meta, ne vise qu’un seul but, entraîner Meta sur la voie de l’efficacité, et donc des économies pour je cite « réaliser la vision à long terme du groupe ». Cette vision à long terme est notamment représentée par l’intelligence artificielle et le métavers, avec la volonté de « rapprocher les gens entre eux ». Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Il prouve l’activité des volcans sur Vénus pendant une réunion zoom ?
4d ago
Il prouve l’activité des volcans sur Vénus pendant une réunion zoom ?
Connaissez-vous Robert Herrick ? Il s’agit d’un chercheur de l’Institut de géophysique de l’université de l’Alaska, qui durant d’interminables réunions Zoom durant les différents confinements en 2020, a observé et comparé des images radars de la planète Vénus. Des images et données provenant de la mission Magellan, qui a été lancée en 1990 et a duré quatre ans, et qui n’avaient pas toutes été exploitées jusqu’à présent. Ainsi, en utilisant ces images radars, Robert Herrick a pu découvrir des zones de la surface de Vénus qui n’avaient pas non plus été étudiées auparavant. Ce dernier s’est focalisé sur les relevés radars de deux volcans suspectés d’être actifs sur Venus, Ozza et Maat. Dans les années 90, L’orbite de la sonde Magellan ne permettait pas une revisite idéale (c’est-à-dire de passer au-dessus d’un point à un intervalle fixe pour des observations précises). Il a donc dû fouiller les données disponibles durant plus de 200 heures, et les analyser manuellement. Finalement, Robert Herrick a pu observer un changement ayant eu lieu entre février et octobre 1991 sur la pente nord du volcan Maat. Durant cette période de quelques mois, son flanc avait changé, recouverte sur une zone de plusieurs kilomètres carrés par quelque chose qui ressemblait fort à une coulée de lave. De la lave, ou un simple glissement de terrain ? Le chercheur a ainsi travaillé avec Scott Hensley, l’un de ses collègues de laboratoire, qui a modélisé la zone et testé des dizaines de scénarios de simulation. Et en effet, il s’agissait bien d’une coulée volcanique. La nouvelle a rapidement fait le tour de la communauté scientifique, considéré comme un changement assez radical puisque jusque-là, les scientifiques pensaient que seules la Terre et une des lunes de Jupiter possédaient des volcans actifs. Dès lors, quelle est la prochaine étape ? Aller vérifier sur place peut-être ?. À moins qu’une autre sonde ne soit envoyée vers Vénus... car depuis Magellan, aucun autre dispositif n’a permis de compléter ce travail d’observation et de mesure. Enfin, il s'agira de tirer des enseignements de tout cela. Car si Vénus a une activité volcanique, cela pourrait certainement aiguiller les spécialistes des étoiles dans leur compréhension du système solaire et de notre galaxie. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bing : 100 millions d’utilisateurs par jour grâce à l’IA ?
1w ago
Bing : 100 millions d’utilisateurs par jour grâce à l’IA ?
Il y a environ un mois, Microsoft a lancé la nouvelle version de son moteur de recherche Bing alimentée par l’intelligence artificielle. Et bien d’après le GAFAM, le premier bilan est plus que positif. Dans un post publié sur son blog, Yusuf Mehdi, responsable du marketing grand public chez Microsoft, annonce que Bing a franchi le cap des 100 millions d'utilisateurs actifs quotidiens. Concrètement, l'intégration du robot conversationnel Chat GPT à Bing a propulsé le moteur de recherche sur le devant de la scène. Le nombre d’utilisateurs a alors grossi d’un coup, dont un tiers de nouveaux internautes qui ne l'avaient jamais utilisé auparavant, mais qui ont été attirés par les nouvelles capacités de la plateforme. Dans le détail, Bing génère désormais plus d'engagement, avec je cite « environ trois chats par session et plus de 45 millions de chats au total depuis le début du lancement en avant-première » fin de citation. Pour affiner encore davantage ces données, 15 % des sessions de chat sont des personnes qui utilisent Bing pour générer de nouveaux contenus, comprenez par-là, à des fins de créativité. En somme, la stratégie adoptée par Microsoft avec son navigateur Edge a également favorisé l'adoption de Bing. En effet, Microsoft n’a de cesse de pousser ses utilisateurs à lâcher Chrome ou Firefox pour Bing lors de chaque mise à jour de Windows. Mais malgré ce nouvel élan apporté par l'IA, Bing reste très loin derrière Google en termes de parts de marché. Le géant du Web compte 1 milliard d'utilisateurs et devrait également intégrer l'IA générative à son moteur de recherche prochainement. Cependant, Microsoft reste confiant et sait que le nouveau Bing peut lui permettre de développer de nouvelles solutions publicitaires. L’an dernier, Microsoft a atteint les 18 milliards de dollars de revenus publicitaires, contre 10 milliards de dollars en 2021, et cela grâce à un Bing sans IA. Toutefois, la firme a encore un long chemin à parcourir pour s'approcher des 200 milliards de dollars de revenus publicitaires générés par Google grâce à la publicité en 2022. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La puce M3 d’Apple dévoilée cet été ?
15-03-2023
La puce M3 d’Apple dévoilée cet été ?
Les fans d’Apple l’attendent avec impatience, et selon le journaliste spécialisé Mark Gurman, Apple devrait l’annoncer prochainement… Je parle bien entendu de la nouvelle puce M3, dont la présentation pourrait avoir lieu au mois de juin, probablement lors de sa WorldWide Developers Conference. D’après le journaliste, la puce M3 serait beaucoup plus puissante que sa version précédente sortie l’an dernier, et cela grâce à une gravure de 3 nanomètres, ce qui devrait permettre une grande économie d'énergie sur les appareils de la marque. Avec cette nouvelle génération de puces, Apple veut affirmer son indépendance dans la production et l'optimisation de ses produits. En effet, après avoir été frustré par la production et le manque d'innovation de son partenaire historique Intel, Apple a lancé sa première puce M1 en 2020, puis M2 peu de temps après, mais avec une gravure de 5 nanomètres. À noter que la puce M2, qualifiée de "processeur bouche-trou" par Mark Gurman, a permis à Apple de renouveler ses produits tout en attendant la nouvelle génération de puces. Étant gravée en 3 nm, la M3 devrait offrir un progrès significatif avec une puissance multipliée par deux et une grande économie d'énergie. Cette annonce concorde avec le lancement de la production des puces gravées en 3 nm par TSMC en décembre dernier, à Taïwan. D’ailleurs, c’est bien l’usine du géant asiatique implantée en Arizona qui devrait fournir les puces à Apple. La puce M3 devrait être intégrée à un nouvel iMac actuellement je cite en « stade avancé de développement » et déjà en production test. De même, un MacBook Air de 13 pouces devrait également bénéficier de l'arrivée de la M3, ce qui augmentera grandement son autonomie. Si tout se passe comme prévu, Apple lancera son nouvel iMac lors du deuxième semestre 2023 lors de sa WorldWide Developers Conference. C'est également lors de cet événement que la marque pourrait dévoiler son très attendu casque de réalité mixte. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Disney + en proie à de grands changements ?
14-03-2023
Disney + en proie à de grands changements ?
Lors d'une conférence tenue à San Francisco, Robert Iger, actuel PDG de The Walt Disney Company, a partagé les détails du plan de l'entreprise pour rendre Disney+ rentable d'ici la fin de l'année 2024. Après une croissance rapide et des dépenses importantes, Disney+, comme d'autres services de streaming, fait face à une période difficile. Ainsi, au quatrième trimestre de 2022, la plateforme a perdu deux millions d'abonnés. Si Iger a admis que les prix de lancement de Disney+ étaient peut-être trop bas, peut-être que l’augmentation de 2€ est une cause de cette fuite d’abonnés. Je le cite, « dans notre empressement à augmenter notre base d'abonnés, nous avons peut-être fait une erreur en ce qui concerne notre stratégie de tarification » fin de citation. Aujourd’hui, Disney+ coûte 8,99 euros par mois… avec possiblement une nouvelle augmentation prochainement. Disney+ a également l'intention de réduire la production de contenus de divertissement général, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas basés sur les licences fortes détenues par l'entreprise. Ainsi, Iger a même suggéré la possibilité que Disney cède certaines licences pour augmenter ses revenus, permettant ainsi à des plateformes concurrentes de créer du contenu original sur les produits Disney ! En ce qui concerne les franchises les plus rentables, plusieurs changements sont à prévoir. Pour Star Wars par exemple, Iger a simplement expliqué que Disney préférait prendre son temps depuis la sortie du dernier film en 2019. La situation est différente pour Marvel. Disney pourrait produire moins de films sur des personnages distincts de la franchise et a remis en question le nombre de longs métrages par personnage. Ceci est dû au succès mitigé du quatrième volet de Thor, qui a généré beaucoup moins de profits que les trois opus précédents. De même, le dernier volet d'Ant-Man peine à décoller. Je cite le PDG, « les suites nous conviennent généralement bien. Est-il nécessaire de faire un troisième ou un quatrième volet, ou devons-nous nous tourner vers d'autres personnages ? Il n'y a rien d'intrinsèquement mauvais dans la marque Marvel, je pense que nous devons simplement examiner les personnages et les histoires que nous exploitons » fin de citation. Comme d'autres plateformes de streaming, Disney+ va donc changer son fusil d'épaule et arrêter de produire à foison, en adoptant une stratégie bien plus ciblée sur la rentabilité. D'ailleurs, Iger prédit que le nombre d'abonnés des différents services de Disney ne devrait plus beaucoup augmenter lors de cette période de transition. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Un Shazam de l’auto pour identifier les bruits suspects d’une voiture ?
13-03-2023
Un Shazam de l’auto pour identifier les bruits suspects d’une voiture ?
Qui n’a jamais paniqué en entendant un bruit suspect surgir de son moteur en roulant ? D’ailleurs, ce genre de frayeur est sans doute encore plus préoccupant quand le véhicule est censé être équipé de capteurs permettant justement de détecter le moindre dysfonctionnement, comme la pression des pneus ou autre. Pour pallier ce genre de problème, la société américaine V2M (pour vehicle-to-maintenance en anglais) a développé un système qui permet d’identifier le problème d’un véhicule juste en analysant le bruit émis. Pour ce faire, il est nécessaire de placer deux modules de détection électroacoustique à l'avant et à l'arrière du véhicule. Ces modules enregistrent tous les bruits suspects émis par le véhicule et les transforment en signaux numériques. Ces signaux sont ensuite envoyés sur le serveur de la société, où ils sont analysés par une intelligence artificielle capable de reconnaître tous les problèmes potentiels pouvant être rencontrés par le véhicule. Une fois le problème identifié, le conducteur est dirigé vers le garage le plus proche grâce à une application dédiée. À noter que les alertes du système peuvent également être envoyées sur le tableau de bord du véhicule pour plus de facilité, ainsi qu’au constructeur et à la concession ayant vendu le véhicule défaillant. Dans le détail, le système est capable de détecter l'usure des roulements, des joints, ainsi que des galets de distribution en fin de course et des problèmes de tension sur les courroies. Cependant, l’IA utilisée par V2M doit encore apprendre à identifier les bruits suspects liés aux suspensions. En somme, tous les véhicules peuvent être équipés de cette technologie, qu’ils soient diesel ou essence ou bien électrique ou hydrogène. La société a d'ailleurs testé son prototype sur une Tesla et Ferrari, deux marques qui pourraient à l’avenir intégrer ce système. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Un premier manga créé à 100% par une IA ?
12-03-2023
Un premier manga créé à 100% par une IA ?
Cette semaine sort au Japon un nouveau manga intitulé Cyberpunk : Peach John. Rien d’étonnant jusque-là, sauf que cet ouvrage n’est pas comme les autres, il a été entièrement créé par une Intelligence Artificielle, à savoir le programme Midjourney, suscitant ainsi des inquiétudes sur les droits d'auteur et l'emploi dans l'industrie du manga. D'autres programmes similaires comme Stable Diffusion ou DALL-E 2 ont également été utilisés. L'auteur du manga, Rootport, a déclaré que son histoire de science-fiction d'une centaine de pages avait été réalisée en six semaines seulement. Sans l’aide de l’IA, il aurait sans doute fallu plusieurs longs mois pour aboutir à un tel résultat. Qu’à cela ne tienne, Rootport n’a eu qu’à entrer des mots-clé tels que "cheveux roses", "garçon asiatique" et "blouson", pour que la machine crée des images en moins d’une minute. À noter toutefois que de multiples tentatives ont été nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant, étant donné que le visage du héros n’était pas le même d’une case à l’autre d’après les dires de Rootport. Entièrement en couleur, ce manga peu conventionnel suscite déjà du débat avant même sa publication. De son côté, son auteur considère que les générateurs d'images utilisant l'IA ont je cite "ouvert la voie à des personnes sans talent artistique", à condition qu'elles aient de bonnes histoires à raconter. D’après lui, il y a une certaine satisfaction à voir ses instructions textuelles donner naissance à des images. Toutefois, il admet que cela ne peut pas être aussi satisfaisant que de dessiner soi-même. À noter que le programme utilisé, Midjourney, a connu un succès mondial rapide avec ses créations fantastiques, parfois absurdes, voire effrayantes, mais souvent étonnamment sophistiquées, ce qui amène de nombreux artistes à s'interroger sur leur métier. En effet, certaines personnes craignent que cette technologie nuise à l'emploi des jeunes mangakas. En janvier, la plateforme de streaming Netflix avait été critiquée pour avoir diffusé un dessin animé japonais avec des décors générés par une IA. De son côté, Satoshi Kurihara, professeur à l'université Keio de Tokyo et qui a lui-même publié un manga assisté par IA en 2020, estime qu'un jour les assistants des mangakas pourraient être remplacés par des machines. À ce jour, la plupart des grands éditeurs japonais ne veulent pas s’exprimer sur l'impact futur de l'IA sur l'industrie du manga. Ceci dit, Rootport doute que les mangas créés à 100% par une IA deviennent incontournables, mais ne pense pas non plus que les mangas réalisés sans aucune IA continueront à dominer le marché. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L’ordinateur du futur conçu avec des cellules de cerveau humain ?
09-03-2023
L’ordinateur du futur conçu avec des cellules de cerveau humain ?
Une équipe de scientifiques de l’université américaine John Hopkins, travaillent actuellement sur la conception d’un « bio-ordinateur », dont le fonctionnement reposerait sur des cellules de cerveau humain cultivées in vitro. Une approche pour le moins originale, que certains ne manqueront pas de qualifier de science-fiction, mais qui pourrait bel et bien révolutionner l’informatique. Ceci dit, mettre au moins ce genre de technologie suppose de surmonter un grand nombre de défis, mais aussi de définir les contours éthiques d’une telle avancée. C’est dans la revue Frontiers In Science que cette idée a été dévoilée au grand public. Pour les chercheurs, il s’agit d’une « nouvelle frontière pour la bio-informatique », avec comme objectif final de créer des « processeurs » biologiques, animés par un réseau aussi complexe que les cellules de cerveau humain. À noter que cette idée ne sort pas de nulle part. Les chercheurs s’appuient sur plus de dix ans de recherche dite « organoïde », un mot désignant, je cite des structures cellulaires en trois dimensions cultivées à partir de cellules-souches qui forment in fine des organes miniatures » fin de citation. Comme l’explique le site 01net que je cite, « les organoïdes ont d’ores et déjà mille applications en biologie comme en médecine : ils permettent aux scientifiques d’étudier le comportement d’un organe hors du corps humain, de limiter les expérimentations animales lors de développement de médicaments [et] contribuent aussi à la recherche contre le cancer et les maladies rares » fin de citation. D’après les chercheurs, créer un cerveau miniature aurait de multiples avantages comparé aux puces en silicium que l’on utilise actuellement. Je cite, « les cerveaux humains sont plus lents que les machines pour traiter des informations simples, telles que les mathématiques, mais ils surpassent de loin les machines dans le traitement d’informations complexes » fin de citation. Autre avantage, ils consomment beaucoup moins d’énergie. Pour résumer la pensée des chercheurs, un cerveau humain aurait des performances proches d’un ordinateur, tout en consommant moins d’énergie. Mais avant que leur invention aboutisse, les chercheurs devront relever plusieurs défis. Tout d’abord, cultiver des organoïdes complexes, car à cette heure, ceux obtenus par l’université américaine ne comportent que 100 000 cellules, soit trois millions de fois moins qu’un cerveau humain. Il faudra aussi doter ces organoïdes de système vasculaire afin d’irriguer les cellules pour éviter que les tissus se nécrosent. Et enfin, réussir à capter et à enregistrer les réponses de ce « processeur » biologique. Sur ce point, les scientifiques planchent sur des réseaux de microélectrodes qui entoureraient l’organoïde afin d’analyser la réponse des cellules. Enfin, il sera sans doute nécessaire de connecter ces organoïdes d’une manière ou d’une autre à des IA capables de décortiquer la somme d’info produite, et entreposer ces données dans des data centers. Autant dire que les premiers « ordinateurs biologiques » ne sont pas pour demain. ACTU : Apple Podcast : https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253 Spotify : https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco Deezer : https://deezer.com/show/5657137 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
TikTok : davantage visionné que Netflix ?
08-03-2023
TikTok : davantage visionné que Netflix ?
Les mois passent et TikTok s’impose petit à petit comme le réseau social numéro un dans le monde, pas seulement auprès des adolescents, mais aussi pour les 25-55 ans. Si pour l’heure les internautes plébiscitent toujours Netflix comme plateforme principale pour se divertir, la donne pourrait changer très rapidement au profit du réseau social chinois, au grand désarroi des gouvernements occidentaux, sur fond de guerre économique et culturelle entre les Etats-Unis et ses alliés, et la Chine. Quand on dit que TikTok est le réseau social numéro un au monde, ce n’est pas pour rien ! Si l’application est connue pour être LA plateforme préférée des ados, il semblerait que les 25-55 ans succombent eux aussi aux charmes des vidéos courtes et virales, comme ce fut le cas pour Vine il y a quelques années. Selon les projections de l'agence Insider Intelligence, les utilisateurs de plus de 18 ans devraient passer en moyenne 58 minutes par jour en 2023 à regarder les vidéos suggérées par l’application ! C’est 10 minutes de plus que pour YouTube, et seulement 4 minutes de moins que Netflix avec ses 62 minutes, mais qui est plus que jamais menacée par le tsunami TikTok. Face à cela, comment réagissent les autres réseaux sociaux pour ne pas se laisser distancer ? De son côté, YouTube s’acharne toujours à booster ses Shorts (directement inspirés des Reels d'Instagram et Facebook) malgré un manque d’intérêt évident de la part des internautes. En parlant d’Insta et Facebook, aucune nouveauté à se mettre sous la dent… tout comme du côté de Twitter, actuellement occupé à promouvoir sa formule payante Twitter Blue, et éviter la fuite de ses utilisateurs vers d’autres plateformes depuis son rachat par Elon Musk. Une situation qui fait très clairement les affaires de TikTok qui, sans rien faire et juste en s’appuyant sur sa formule à succès de vidéos courtes et virales, capte toujours plus d’audience. Cette mainmise de TikTok sur les réseaux sociaux inquiète de plus en plus en Europe et aux États-Unis, où l’utilisation de l’application a été formellement interdite pour des dizaines de milliers de fonctionnaires. Côté américain, l’option de purement et simplement interdire TikTok est très sérieusement envisagée… de nombreux élus pointant du doigt la question des données personnelles récoltées par ByteDance, et transférées ensuite en Chine. Si une telle décision venait à être prise outre-Atlantique, il y a fort à parier que l’Union Européenne se pencherait sur la question pour les mêmes motifs. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Semi-conducteurs : où récupérer les milliards promis par les USA ?
07-03-2023
Semi-conducteurs : où récupérer les milliards promis par les USA ?
Cela fait des mois que l’on en parle, les Etats-Unis veulent relocaliser l’industrie des semi-conducteurs sur leur territoire afin de ne plus dépendre de Taiwan ou de la Chine. Pour ce faire, le gouvernement de Joe Biden a annoncé une enveloppe de plusieurs milliards de dollars destinés à aider les entreprises qui souhaiteraient participer à cet effort national, un programme qui porte le nom de Chips Act. Et après plusieurs semaines d’attente, on sait désormais quelles seront les 5 conditions à remplir pour pouvoir toucher une partie des 53 milliards de dollars promis. Premièrement, les candidats devront créer des écosystèmes de fournisseurs, de clients et d'organismes de formation de la main-d'œuvre. Bref, une vraie filière viable, et non pas des usines à gaz. Ensuite, les bénéficiaires devront je cite « protéger l’argent du contribuable », la somme octroyée à chacun d’entre eux provenant de fonds publics. Comprenez par-là que le gouvernement pourra garder un œil sur là où l’argent sera dépensé. Troisième condition : embaucher de la main d’œuvre qualifiée et diversifiée. Autrement dit, ne pas faire travailler les salariés au rabais et surtout faire émerger des experts. Quatrième point : un engagement à soutenir les partenaires et alliés des Etats-Unis en cas de perturbation du secteur. En clair, Washington souhaite mettre au point une chaîne d’approvisionnement mondiale pour les Etats-Unis et ses alliés, afin de collaborer sur les technologies du futur. Et pour finir, les bénéficiaires devront créer des opportunités pour les sociétés appartenant à des minorités, à des vétérans de guerre, à des femmes et à des petites entreprises. Plus précisément, ce sont 40 milliards de dollars qui seront alloués aux producteurs de semi-conducteurs. Pour Gina Raimondo, secrétaire d’état au commerce que je cite « la mise en œuvre du Chips Act [permettra aux Etats-Unis de devenir] la première destination au monde où de nouvelles architectures de puces de pointe pourront être inventées » fin de citation. Dans un communiqué, le département du Commerce explique que les premières demandes faites par les entreprises pour toucher des subventions seront acceptées dès le 31 mars. Les premiers financements seront destinés, je cite, « aux demandes pour des projets de construction, d'expansion ou de modernisation d'installations commerciales pour la production de semi-conducteurs de pointe » fin de citation. Pour le moment, les subventions pourront aller jusqu’à 3 milliards de dollars par projet, mais sans doute pas plus. Le Chips Act ne devrait pas bénéficier qu’aux entreprises américaines, étant donné que les sociétés issues de pays alliés pourront également faire des demandes pour produire des puces depuis les États-Unis. À ce jour, 75 % de la production mondiale de semi-conducteurs est issue de pays est-asiatiques, particulièrement de la Corée du Sud et de Taïwan, contre seulement 10 % pour les États-Unis, un chiffre qui ne cesse de baisser depuis les années 90. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Neuralink d’Elon Musk peine à être approuvé par les autorités sanitaires ?
06-03-2023
Neuralink d’Elon Musk peine à être approuvé par les autorités sanitaires ?
C’est une invention avec laquelle Elon Musk promettait de révolutionner la médecine, voire même de faire disparaître certaines maladies et handicaps… La puce Neuralink à implanter dans le cerveau des humains était censée combattre Alzheimer, mettre fin à Parkinson et redonner l’usage de certaines parties du corps à des handicapés. Finalement, il se trouve que l’autorité sanitaire américaine ne l’entend pas de cette oreille. Pour la Food and Drug administration, Neuralink n’a pas le droit de passer aux tests sur les humains, la faute à de trop nombreux problèmes. Dans une enquête menée par l’agence de presse Reuters, on apprend que Neuralink ne recevra pas de sitôt l’autorisation de procéder à des tests sur des humains. C’est donc un sacré revers pour Elon Musk, qui depuis 2019, affirmait sans relâche que sa société avait toutes les cartes en main pour passer l’étape de la Food and Drug administration, et ainsi débuter sa phase de test sur les humains. Selon un document interne à Neuralink datant de la fin d’année dernière, la date du 7 mars avait été cochée comme date potentielle d’une approbation de la FDA. Problème, l’organisme américain a pointé plusieurs dizaines de problèmes à régler avant cela ! Concrètement, beaucoup de difficultés signalées seraient minimes, mais certaines seraient en revanche beaucoup plus problématiques. D’après Reuters, la batterie au lithium censée alimenter les puces inquiète sur les conséquences en cas de panne. Le cerveau pourrait-il être endommagé par le courant ? Les fils ultra fins du dispositif pourraient-ils représenter un autre danger s’ils venaient à se déplacer dans le cerveau ? Et enfin, quel serait le protocole pour retirer les puces et surtout de le faire sans dommages ? Quoiqu’il en soit, ce rejet de la FDA ne veut pas dire que le projet de Neuralink est mort et enterré. Mais avant d’espérer quoi que ce soit, l’entreprise devra tout d’abord régler les problèmes mentionnés, ainsi que montrer patte blanche dans deux enquêtes : sur les risques de transports d’agents pathogènes dangereux dans un premier temps, et sur le bien-être des animaux de laboratoire ensuite. D’après Reuters, ce dernier point serait particulièrement problématique. Neuralink aurait en effet négligé le bien-être des singes et des cochons qui lui servent de cobaye, sans doute trop préoccupé à tenter d’obtenir l’autorisation de faire des tests sur les humains. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Déjà la fin des magasins Amazon Go ?
05-03-2023
Déjà la fin des magasins Amazon Go ?
C’était un concept voué à révolutionner la consommation (et par la même occasion à mettre de nombreux employés de caisse au chômage), les magasins Amazon Go peineraient à trouver du succès. Une défiance qui pousserait le GAFAM à reconsidérer cette offre de service où il suffisait simplement d’entrer, de faire ses courses et de sortir sans payer à la caisse. Grâce à un compte client sur l’App Amazon et à un smartphone, le compte bancaire était automatiquement débité. Dès le premier avril prochain, 8 magasins Amazon Go fermeront définitivement leurs portes aux Etats-Unis. N’y voyez aucun poisson d’avril, car quand on parle d’argent, Amazon est on ne peut plus sérieux. Tout cela s’inscrit dans la logique de réduction des coûts du groupe post-pandémie. Si l’on peut y voir un signe de fébrilité de la part du GAFAM à propos de cette tentative infructueuse de révolutionner les commerces locaux, le groupe préfère parler « d’optimisation » en resserrant son offre à 20 magasins seulement. Les magasins concernés par une fermeture se trouvent donc à Seattle, siège historique de l’entreprise, ainsi qu’à New York et San Francisco. Ces fermetures vont-elles entraîner de nouveaux renvois au sein d’Amazon ? Visiblement non, à en croire la communication officielle qui prévoirait de reclasser les employés de ses magasins Amazon Go. Pour rappel, le GAFAM avait annoncé en début d’année plus de 18 000 suppressions d’emplois pour faire face à une grosse baisse d’activité. Si Amazon domine le commerce en ligne, la société n'arrive pas à s'imposer dans le secteur des magasins physiques, ce qui est un peu ironique et cocasse comme constat. Du côté des supermarchés Amazon Fresh, l’idée d’ouvrir de nouveaux points de vente a été abandonnée, les autres fermant leurs portes au compte goutte. Finalement, seule la filiale Whole Foods Market, très bien installée dans l’esprit des consommateurs américains et rachetée par Amazon pour 12 milliards d'euros en 2017, connaît aujourd’hui une certaine croissance. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Meta ouvre des écoles du Metaverse en France ?
02-03-2023
Meta ouvre des écoles du Metaverse en France ?
Les entreprises de la tech portent de plus en plus d’intérêt au metaverse, au point qu’une entreprise comme Meta vient d’ouvrir plusieurs écoles dédiées à ce monde virtuel et à ses métiers en France ! En collaboration avec Simplon.co, une start-up spécialisée dans les métiers du numérique, cette formation en alternance consacrée au metaverse devrait permettre aux étudiants de devenir développeurs en réalité virtuelle (VR) et en réalité augmentée (AR) pour des entreprises de la tech. Chez Meta, on estime, je cite qu’il « est important pour nous, fabricant de technologies comme les casques de réalité virtuelle, de développer un environnement de spécialistes et d’experts pour agrandir le secteur » fin de citation. De son côté, Véronique Saubot, la directrice générale de Simplon.co, assure que ses écoles sont indépendantes face au géant du numérique. Je cite, « les alternants développent des applications et des logiciels applicables en dehors de Meta » fin de citation. D’ailleurs, si vous avez déjà entendu parler de Simplon.co, alors vous savez sans doute que ce réseau d’écoles collabore aussi avec Microsoft, ce qui garantit une certaine indépendance étant donné qu’elle ne compte pas une seule entreprise partenaire uniquement. Concrètement, la formation ouverte en collaboration avec Meta compte moins d’une vingtaine d’étudiants par promotion, et est financée à la fois par le GAFAM, mais aussi Pôle Emploi et la région d’implantation de l’école, en l’occurrence Auvergne Rhône-Alpes dans ce cas précis. En clair, cette formation est entièrement gratuite pour les étudiants, et se découpe en deux phases : tout d’abord une formation intensive de 6 mois, puis alternance dans les entreprises qui les ont choisies. Au terme du cursus, l’école délivre un diplôme certifié par l’État, de concepteur développeur spécialisé en technologies immersives (réalité virtuelle, augmentée et mixte). Concrètement, ouvrir des écoles spécialisées dans ce genre de domaine permet à Simplon.co de répondre à la demande des entreprises sur les métiers émergents liés au metaverse. D’après Pôle emploi que je cite, « grâce au metaverse, nous pourrions entraîner des personnes venant de tous horizons aux métiers du futur. Nous l’avons déjà fait pour former des aides-soignantes, des pharmaciens ou des spécialistes dédiés à l’industrie » fin de citation. Du côté de Meta, je cite, « les élèves de l’académie du metaverse pourront être embauchés chez nous comme dans n’importe quelle entreprise » fin de citation. En 2022, l’entreprise américaine déclarait que d’ici 2030, plus d’un million d’emplois seront occupés par le metaverse… avant de procéder à de nombreux renvois dus à des difficultés financières dernièrement. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Vers une interdiction de ChatGPT en Chine ?
01-03-2023
Vers une interdiction de ChatGPT en Chine ?
Visiblement, l’intelligence artificielle inquiète l’ensemble de la planète, même la Chine. Enfin, il convient de préciser que ce sont les IA non-chinoises qui font peur au gouvernement de Xi Jinping, notamment ChatGPT, dont l’utilisation a déjà été interdite par les entreprises technologiques du pays. Et il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps avant que le grand public en soit privé. Dans le détail, ChatGPT n’est pas officiellement interdit pour le grand public en Chine, mais plutôt indisponible. Dès lors, nombreux sont les internautes à utiliser des applications tierces, prouvant ainsi d’après le média Nikkei Asia que l’IA a des adeptes. Dans le monde, ce sont en effet 100 millions d'utilisateurs qui se connectent régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement afin d’éprouver les limites de cette technologie et explorer toutes les possibilités qui leur sont offertes. Ainsi, le robot conversationnel est utilisé par les internautes chinois grâce à des VPN, pourtant illégaux dans le pays, ou encore par des versions copiées, développées par des tiers, comme je vous le disais. Et clairement, nombreux sont les internautes chinois à être étonnés par la liberté des réponses de ChatGPT. Le quotidien Daily China, affilié au gouvernement, déplore pour sa part, je cite que « les réponses de l’IA sont toujours en cohérence avec la propagande américaine [dénonçant au passage un outil servant] les intérêts géopolitiques des États-Unis ». Un discours pour le coup en cohérence avec celui des autorités chinoises qui ont récemment ordonné à Tencent, propriétaire du réseau social WeChat, utilisés par plus d’1,3 milliard de personnes chaque mois, ainsi que Ant Group, filiale d’Alibaba, de ne pas utiliser les services d’OpenAI. Selon Nikkei Asia, cette interdiction aux entreprises d’utiliser ChatGPT n’était pas réellement nécessaire, puisque d’après le média, la plupart des géants du numérique chinois ne comptaient pas utiliser les services d’Open AI, sa maison mère. De son côté, Baidu a annoncé développer son propre ChatGPT, tout comme NetEase, spécialiste du jeu vidéo. Pour ces IA alternatives, la Chine demande aux entreprises de leur fournir un rapport sur leur fonctionnement avant de lancer pleinement leur service. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La Commission européenne en guerre contre TikTok ?
28-02-2023
La Commission européenne en guerre contre TikTok ?
Ça ne vous aura pas échappé, TikTok est LE réseau social du moment avec des millions d’utilisateurs quotidiens, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Ceci dit, il semblerait que les personnalités politiques aient elles aussi succombées à cette tendance, au point que la Commission européenne a interdit fin février à ses 32 000 employés l’usage de cette application, et ceci pour des raisons bien précises, notamment diplomatiques. Les 32 000 employés de la Commission européenne ont donc jusqu’au 15 mars pour supprimer cette application de leur téléphone. Passé cette date, l’accès à certains outils professionnels leur sera refusé. Si l’on peut se demander pourquoi l’instance européenne change se montre si sévère contre cette application-là en particulier, et bien c’est tout simplement par peur d’espionnage. En effet, les entreprises chinoises comme la maison mère de TikTok sont accusées depuis plusieurs années de transmettre des données personnelles au gouvernement de Xi Jinping, et cela depuis n’importe quel pays du monde. Un risque pour la vie privée des utilisateurs, mais aussi une menace bien réelle pour la sécurité nationale de chaque pays si des fonctionnaires et politiques de haut rang utilisent le réseau social. Concrètement, la méfiance des institutions envers TikTok n’est pas injustifiée. ByteDance, la maison mère de TikTok, possède en effet un historique douteux sur la question des données personnelles. L’entreprise a en effet reconnu avoir transmis des données d'utilisateurs européens vers la Chine en 2020. Révélation suivie deux ans plus tard par une affaire d'espionnage de journalistes du magazine Forbes, qui enquêtaient alors sur l'application. La décision de la Commission européenne n’est pas passée inaperçue du côté de TikTok, en déclarant je cite, « nous [la] croyons erronée et fondée sur des idées fausses ». Une réaction qui prête à sourire malgré le sérieux de la situation. À noter que la Commission n’est pas la seule à se méfier de TikTok. Le Parlement européen s’intéresse pour sa part à toutes les éventuelles violations concernant les données liées à TikTok. Ses futures recommandations pourraient avoir un impact important au niveau des États membres eux-mêmes, qui pourraient être invités à suivre le mouvement et donc limiter, voire interdire TikTok. Côté américain, le Congrès et de nombreux états ont déjà proscrit à leurs employés l'utilisation de cette application. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Un brevet à 175 millions de dollars pour Meta ?
27-02-2023
Un brevet à 175 millions de dollars pour Meta ?
Aujourd’hui, place à une histoire qui a coûté cher à Meta. Tout commence du côté d’un certain Tom Katis, ancien sergent des forces spéciales ayant servi en Afghanistan. Depuis, cet ex-soldat s’est mis en tête de résoudre les problèmes de communication sur le champ de bataille. Dès 2006, il a commencé à travailler sur des brevets pour une nouvelle application, qui au final aboutit à la création de Voxer en 2011. Celle-ci permet de communiquer en direct par audio et vidéo. Une technologie qui a rapidement attiré l'attention de Facebook. Au début des années 2010, Mark Zuckerberg propose donc à Katis de collaborer avec lui. Confiant, ce dernier dévoile le fonctionnement de la technologie qu’il a mis au point et dont il est propriétaire. Cependant, les réunions ne débouchent pas sur un accord, et Voxer voit rapidement Facebook comme un concurrent, même si le réseau social ne disposait pas de système de communication similaire à l’époque. En 2015, Facebook lance Facebook Live qui, a priori, aurait incorporé des technologies de Voxer, selon les dires de Tom Katis, qui demande à rencontrer un chef de produit de chez Facebook pour soulever la question de la violation des brevets. Malgré de longues discussions, Facebook finit par refuser de conclure un accord, avant de lancer Instagram Live à l'automne 2016. C’est donc en toute logique qu’un procès s’ouvre entre les deux entreprises. Et devinez quoi ? Le groupe Meta est reconnu coupable d’infraction. En septembre 2022, le jury a estimé que la société avait enfreint deux brevets, l’un relatif à une méthode de diffusion vidéo en continu et l’autre à une infrastructure pour un service de messagerie vidéo. Voxer se voit ainsi accorder 174,5 millions de dollars de dommages et intérêts. Comme tout géant du web un peu proche de ses sous, le groupe Meta a rapidement demandé au tribunal d’organiser un nouveau procès, pointant du doigt l'invalidité des brevets et le fait que l'avocat de Voxer avait fait des « commentaires inappropriés » qui auraient influencé le jury. Une demande rejetée par un juge fédéral du Texas, forçant dès lors Meta à payer son amende. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi Jeff Bezos (Amazon) a reçu la Légion d’honneur en France ?
26-02-2023
Pourquoi Jeff Bezos (Amazon) a reçu la Légion d’honneur en France ?
C’est une info qui est passée relativement inaperçue, mais le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a été décoré de la Légion d’honneur par le président Emmanuel Macron mi-février. Plus précisément, c’est le jeudi 16 février que la remise de cette médaille a eu lieu, soit en pleine manifestation contre la réforme des retraites. Provocation ou simple coïncidence, chacun jugera. Quoiqu’il en soit, le site Clubic rapporte que « la cérémonie se serait tenue dans un cadre intimiste, mais néanmoins fastueux dont l’Élysée a le secret. Ce côté restreint était apparemment souhaité par le chef de l'État et Jeff Bezos lui-même » fin de citation. À la question : pourquoi le milliardaire Jeff Bezos a-t-il reçu cette distinction ? Et bien difficile de trouver une réponse officielle. Sur le principe, il n’est plus nécessaire d’être français pour recevoir cette médaille. D’après le gouvernement français, « les étrangers peuvent être décorés de la Légion d'honneur [mais] ne peuvent pas devenir membres de l'ordre de la Légion d'honneur ». Une petite subtilité qui visiblement ne change pas grand-chose. Mais si l’on applique cette consigne à la lettre, alors pourquoi pas décorer Bezos ? Pour aller dans ce sens, on peut citer les nombreux centres de distribution implantés en France, et donc les milliers d’emplois créés en conséquence. Mais en guise de contre-argument, on peut aussi mentionner le fait qu’Amazon est à l’origine de la destruction de nombreux autres emplois comme dans les commerces de proximité. Si l’on pousse le raisonnement encore plus loin, on peut également attribuer à Amazon et à Jeff Bezos une certaine responsabilité dans la dégradation de la planète avec un nombre colossal de livraisons quotidiennes, ou encore le fait que pour de nombreux élus de gauche que je cite, l'homme d'affaires « fuit l'impôt par milliards » depuis des années. Mais le plus intéressant, c’est que cette décoration a eu lieu le 16 février, soit un jour de mobilisation contre la réforme des retraites avec plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue à travers le pays. À nouveau, je vous pose la question, est-ce une situation fortuite, dont on doit s’amuser de l’ironie, ou une provocation de la part du gouvernement souhaitant à tout prix défendre sa réforme ? Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
ChatGPT : un enfer pour vos données personnelles ?
23-02-2023
ChatGPT : un enfer pour vos données personnelles ?
Pas une semaine ne passe sans que l’on ne parle de l’intelligence artificielle et de l’outil du moment : ChatGPT. Si ce robot est incroyable du fait qu’il peut vous aider à faire pratiquement tout ce que vous voulez à condition de bien l’utiliser, il semblerait que ce soit aussi un aspirateur à données personnelles, ce qui est un peu moins réjouissant. Concrètement, si vous utilisez ChatGPT, alors vous utilisez sans doute sa version publique, qui par conséquent nécessite la création d'un compte. Sauf que pour s’inscrire, il faut impérativement utiliser une adresse mail valide et authentique ainsi qu'un numéro de téléphone. Malheureusement pour les petits malins qui pensaient pouvoir utiliser des mail et numéro de téléphone masqués ou jetables, sachez qu’OpenAI le rejette purement et simplement, exigent des adresses Gmail, Proton, Outlook, etc. Concernant le numéro de téléphone, vous ne pouvez en théorie pas le réutiliser pour créer un autre compte. Avec un mail et un numéro de téléphone valide enregistré, OpenAI peut déjà en savoir beaucoup sur vous, comme votre pays de résidence ou le nom de votre opérateur mobile. Mais surtout, ChatGPT garde une trace de tout ce que vous échangez avec lui. Si vous utilisez déjà ChatGPT, vous avez pu remarquer que l'outil gardait en mémoire toutes vos requêtes, à moins de les supprimer évidemment. Les conversations que vous avez avec l’IA, Open AI s'en sert pour analyser la façon dont les internautes utilisent son chatbot et comment ce dernier pourrait encore être amélioré. Si tout part d’une bonne intention, cela signifie aussi que tout ce que vous dites à ChatGPT, et par conséquent ce qu’il vous répond, est sans doute enregistré et conservé quelque part. Sans compter que tout ce que vous direz restera lié à votre adresse mail et à votre numéro de téléphone… Soyez donc très vigilant en discutant avec ChatGPT et veillez à ne pas trop vous dévoiler. Car oui, ChatGPT est un outil qui peut être utile dans bien des cas et qui le sera davantage à l'avenir. Mais le fait qu’il collecte un grand nombre de données et que, même s'il indique ne pas les réutiliser ou les conserver, tout cela doit évidemment soulever des questions et inciter à la prudence. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices