L'info s'éclaire

France Télévisions

Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction.


Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.


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Européennes… Le RN a-t-il déjà gagné ? - 17 mai 2024
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Européennes… Le RN a-t-il déjà gagné ? - 17 mai 2024
Caroline Motte, journaliste politique au service de France Télévisions Richard Werly, journaliste correspondant France et Europe pour Bic.frJean-Christophe Gallien, politicologue, communiquant politique  Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS Dans le dernier sondage produit par IPSOS, on constate que la liste du Rassemblement national conduite par Jordan Bardella aux Élections européennes arrive en tête avec 31% d’intentions de vote. Elle est suivie par Renaissance / La République en marche, qui se trouve loin derrière, avec 16% pour la tête de liste Valérie Hayer. Cependant, rappelle Stéphane Zumsteeg, les sondages ne sont jamais prédictifs. Ils ne font que mesurer un rapport de force à un moment donné.  Dans ce contexte très particulier des élections Européennes, où les Français entrent dans la campagne le plus tardivement possible, les choses sont plus que jamais vouées à évoluer. Preuve en est, il y a cinq ans, avec la belle surprise pour les écologistes dans la liste menée par Yannick Jadot, et, au contraire, l’effondrement de la liste Bellamy au dernier moment.  Cependant, à l’heure actuelle, une autre question, non plus celle de la victoire, mais de l’ampleur des votes pour Jordan Bardella, semble se poser. Malgré des événements endogènes tels que les violences en Nouvelle-Calédonie, ou exogènes tels que le conflit à Gaza, Jean-Christophe Gallien parle d’un rapport de force qui pourra certes s’inverser, mais plutôt du côté des partis de Raphaël Glucksmann ou de Valérie Hayer. « Chez Jordan Bardella, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de mouvement », juge-t-il. En plateau, nos invités débattent de cette affirmation.
Nouvelle-Calédonie, insurrection… et « guerre civile »
2d ago
Nouvelle-Calédonie, insurrection… et « guerre civile »
Nos invités :  Patrick Roger, ancien journaliste au Monde et spécialiste de l’Outre-Mer Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Bernard Meunier, ancien membre du GIGN, ancien otage infiltré à Ouvéa (Nouvelle-Calédonie) en 1988Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique  « On s’engage tout droit dans une guerre-civile » avertit le Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, qui ne minimise pas les risques insurrectionnels des émeutes en train de déchirer l’archipel depuis ce mardi 14 mai 2024 suite à l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte de loi visant à élargir le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. En effet, tous les habitants de ce territoire d’Outre-Mer arrivés ou nés après 1998 n’ont pas le droit le vote départemental, une mesure pensée par la communauté kanak, constituant environ 40% de la population, pour éviter leur marginalisation. Ces tensions entre les autochtones et les arrivants qui existent depuis la première révolution des kanaks en 1878 interrogent l’identité calédonienne. Pourtant, trois référendums ont été organisés ces cinq dernières années, et tous ont été en défaveur de l’indépendance.  Comment les Calédoniens peuvent-ils s’unir ? Faut-il soutenir les loyalistes ou les indépendantistes ? Comment éviter la marginalisation des kanaks ? Le président de la République aurait-il dû être plus sensible aux signaux et ne pas pousser le vote du texte de loi ?  Ce dernier doit-il être annulé ? Comment faire revenir l’ordre sur l’archipel et éviter qu’une situation semblable se reproduise ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Fourgon, la traque après l’attaque
3d ago
Fourgon, la traque après l’attaque
Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialisée des faits de société Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire de Paris Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité  Une escalade de plus dans la violence et l’insécurité. Hier, lors d’une opération armée organisée pour libérer un fugitif de la prison d’Évreux, dans l’Eure, deux agents pénitentiaires ont été tués par balle, et deux autres grièvement blessés. Le fourgon qui transportait le détenu a été pris en sandwich au péage d’Incarville, et quatre complices armés de Kalachnikov ont tiré sur les geôliers.  Le fugitif s’appelle Mohamed Amra, surnommé « La Mouche ». Trente ans, habitué à des allers-retours en prison, condamné notamment pour vols aggravés, association de malfaiteurs, extorsion, violence avec arme… Il était en détention depuis le 11 avril dans la maison d’arrêt d’Évreux dans le but d’être auditionné pour une affaire de tentative de meurtre et d’extorsion avec arme, puis pour enlèvement et séquestration avec tentative de meutre. Un parcours, jusqu’à ces deux dernières affaires, qui classait le fugitif dans la catégorie des petits délinquants. À quel point est-il dangereux ? Pourrait-il s’échapper de nouveau de prison s’il était encore incarcéré ? Peut-il faire d’autres morts ou blessés dans sa fuite ?  Le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti s’est exprimé sur l’affaire. « Notre pays est en deuil », « Ils n’ont aucun respect pour la vie humaine », a-t-il notamment affirmé. Comment éviter une escalade de violence dans la traque de « La Mouche » et de ses complices ? Les agents pénitentiaires étaient-ils trop peu équipés ? Comment revoir les conditions de détention pour plus de sécurité dans les prisons ? Faut-il augmenter le budget de la sécurité en France ? Nos experts répondent à toutes ces questions.
Festival de Cannes et nouvelles accusations de viol
4d ago
Festival de Cannes et nouvelles accusations de viol
Nos invités :  Alice Augustin, grand reporter pour le magazine Elle, chargée du suivi des questions de violences sexistes et sexuelles Sophie Dulac, productrice et distributrice de films, exploitante de salles de cinéma Bruno Cras, journaliste cinéma et auteur du podcast « L’Heure cinéma » La nouvelle édition 2024 du festival de Cannes ne s’ouvre pas sous les meilleures augures. Le célèbre rendez-vous de cinéma, déjà traversé depuis plusieurs années par des débats sur l’inégalité de représentation de femmes réalisatrices parmi les nominés, est cette fois terni par un scandale de plus : celui autour du producteur Alain Sarde. Neuf femmes l’accusent de viols et agressions sexuelles. Pourtant, ce qui apparaît comme une révélation ne devrait pas en être une. Le producteur a en effet déjà été visé par une enquête pour agression sexuelle, avant de bénéficier d’un non-lieu. C’était en 1997. Quelque 25 ans plus tard, la situation n’aurait-elle pas changé ? Le producteur aurait-il continué à sévir pendant toutes ces années ?  C’est ce que l’enquête, menée par la journaliste Alice Augustin, à paraître cette semaine dans Elle, laisse penser. Alain Sarde est-il le Harvey Weinstein français ? Cette nouvelle affaire va-t-elle permettre de dénouer encore plus de langues dans le cinéma français, déjà entaché par le scandale Gérard Depardieu, celui de Roman Polanski ou encore les récentes révélations de Judith Godrèche ? Faut-il soutenir la voix des victimes, ou au contraire tenter de calmer le tribunal médiatique pour laisser la justice faire son travail ? Quelle est la réelle ampleur des violences sexistes et sexuelles au sein du cinéma français ? Peut-on espérer le soutien de la cause par des actrices de premier plan ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Attractivité, une réussite française - 13 mai 2024
5d ago
Attractivité, une réussite française - 13 mai 2024
Nos invités :  Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Marc Lhermitte, associé chez EY, auteur du baromètre EY de l’attractivité de la France 2024  Microsoft, Amazon, Pfizer… Autant de mastodontes attendus au sommet Choose France présidé par Emmanuel Macron à Versailles ce lundi 13 mai 2024. Et le succès de cette opération annuelle est toujours au rendez-vous ! L’occasion de vendre et défendre l’attractivité du territoire alors que la France se place une nouvelle fois en tête des pays européens en la matière. Transition énergétique, agroalimentaire, aéronautique… Malgré une dette publique pharaonique, la France continue d’attirer les investisseurs étrangers grâce à un savoir-faire inégalé dans de nombreux secteurs. En effet, l’Hexagone tire son épingle du jeu ce qui lui permet de conserver son titre et de rester la destination numéro un en Europe des investissements étrangers, devant l’Allemagne ou le Royaume-Uni avec plus de 1000 projets en cours. Parmi les cinq derniers en date, une raffinerie de nickel sur le futur site de batteries de Blanquefort où 300 millions d’euros ont été investis par une société suisse avec 200 emplois à la clé. Une aubaine pour ce territoire marqué par la fermeture de l’usine Ford l’année dernière. Mais ce retour de l’industrie ne doit pas se faire sans condition. Parmi les autres investissements annoncés, le financement d’une usine en Nouvelle-Aquitaine pour produire un avion électrique capable d’assurer des liaisons inter-régionales. Toujours aussi attractive en 2023 selon le baromètre EY, la France rayonne également aux yeux des touristes. En effet, c’est la première destination touristique mondiale avec des recettes toujours en hausse et une progression de 12% à hauteur de 63 milliards d’euros dans les caisses. Un record notamment tiré par l’industrie du luxe mais qui doit être nuancé au regard de l’Espagne qui enregistre des recettes à hauteur de 85 milliards d’euros. Alors quid de 2024 ? Et comment le Choose France peut-il renforcer l’attractivité de la France et accélérer la souveraineté industrielle de l’Europe ? La réponse avec nos invités.
Poutine célèbre la Russie victorieuse
May 9 2024
Poutine célèbre la Russie victorieuse
Nos invités :  Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI Général Patrick Dutartre, ancien général de l’armée de l’air et de l’espace, ancien pilote de chasseAlban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Moscou  Le 9 mai est un jour férié en Russie. L’équivalent de notre 8 mai, il célèbre également l’Armistice de 1945, parce qu’à la date de la capitulation de l’Allemagne nazie, c’était déjà le lendemain pour les Russes. L’occasion d’un défilé militaire en grandes pompes à Moscou, pour une célébration de la « fête sacrée » qui prend des faux airs de fête nationale. L’occasion surtout pour Poutine pour rappeler la force armée de son pays et de discourir sur les héros d’hier et d’aujourd’hui.  Si son discours de 2024 est « normal » pour Alban Mikoczy, ancien correspondant à Moscou, habitué aux discours du 9 mai du président russe, force est de craindre le pouvoir symbolique des images du défilé militaire sur la Place Rouge, dans le contexte de la guerre en Ukraine. À célébrer les vétérans de la Seconde Guerre mondiale, Poutine fait-il un parallèle trop dangereux avec la situation actuelle dans le Donbass ? Pour Denis Strelkov, journaliste russe, le récit de la guerre contre les nazis appris dans les écoles russes est celui d’une attaque de la Russie par les forces de l’ouest.  Poutine essaye-t-il de réécrire l’histoire et de placer la Russie comme la seule vainqueur de 1945 ? Voit-il dans le conflit ukrainien une même attaque de l’occident contre son pays ? Faut-il redouter une escalade du conflit après ce défilé ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
JO, la flamme illumine Marseille
May 9 2024
JO, la flamme illumine Marseille
Nos invités :  Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique pour Le Point, ancien directeur du journal La Provence Armand de Rendinger, consultant international sport et olympisme Corinne Boulloud, journaliste sportive et commentatrice du parcours de la flamme olympique  Aujourd’hui mercredi 8 mai 2024, le jour férié se double d’un jour de fête : il s’agit de l’arrivée de la flamme olympique en France. Un parcours qui a débuté dans le Péloponnèse et qui se terminera dans la ville-lumière pour le coup d’envoi des Jeux Olympiques, le 26 juillet prochain. Arrivée par bateau sur le Belem, la flamme foule donc le sol français à partir du sud du territoire, et plus précisément de la capitale de la Provence : Marseille.  Un choix de la deuxième cité française symbolique, puisque la ville a été fondée par les grecs, et acclamé par Franz-Olivier Giesbert, qui salue une « ville de bonheur » participant à créer un engouement populaire autour de l’événement sportif international. Une situation « extraordinaire » pour Armand de Rendinger, ainsi qu’une « prise de risque colossale » car la ville n’est pas réputée pour la voile, mais plutôt pour le football. Une « image formidable » pour Corinne Boulloud de voir le Belem, un ancien trois-mâts du dix-neuvième siècle entrer dans le vieux port de la cité phocéenne.  Est-ce que l’arrivée de la flamme en France peut permettre de créer une ambiance de fête dans le pays ? Les Jeux Olympiques vont-ils permettre de fédérer autour du sport ? Peut-on envisager une trêve des tensions internationales lors d’un événement sportif joyeux et de grande ampleur comme celui-ci ? La sécurité sera-t-elle de mise pour le bon déroulement du concours ? La France est-elle prête pour les JO ? Nos experts en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Xi Jinping-Poutine, unis contre l’occident ?
May 7 2024
Xi Jinping-Poutine, unis contre l’occident ?
Nos invités :  Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’Institut des Relations Internationales et StratégiquesDavid Baverez, essayiste, investisseur installé à Hong Kong, spécialiste de l’économie de la Chine  Xi Jinping, le président chinois, était reçu hier lundi 6 mai 2024 en grandes pompes à l’Élysée par Emmanuel Macron. Au programme des discussions, dirigées par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen : la fin des subventions aux entreprises chinoises, l’appel à la paix à Gaza, et la marche à suivre pour le conflit en Ukraine. Aujourd’hui, les deux Présidents partent en direction des Pyrénées où Emmanuel Macron avait l’habitude de passer ses vacances étant enfant : un voyage plus intime, loin de Paris… Peut-il sceller une amitié franco-chinoise plus forte que la relation qui unit le pays d’Asie avec la Russie ?  Si les autorités chinoises contestent en un tweet que le « soi-disant problème de surcapacité de la Chine n’existe pas », Pascal Boniface explique que le pays est entré à l’OMS en 2001 en tant que pays en voie de développement, et qu’il bénéficiait alors de mesures économiques avantageuses pour développer ses industries. Mais aujourd’hui, à l’heure où la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, cette qualification est caduque pour le géopolitologue. En suivant l’exemple de l’industrie des panneaux photovoltaïques, désormais dominée à 97% par des entreprises chinoises, y a-t-il un risque que le marché automobile français et européen soit sapé par le marché chinois ? Quel est le déséquilibre réel entre l’économie occidentale et chinoise ? Faut-il développer plus de protectionnisme en Europe ?  Au-delà de la question économique, une question géopolitique est tout aussi cruciale. Vladimir Poutine a annoncé que des essais nucléaires seraient bientôt mis en place près de la frontière ukrainienne, et alors que la Chine indique chercher à « avoir un rôle positif dans la recherche de la paix » en Ukraine, quelle est la véritable relation qui noue les deux plus grands pays d’Asie ? Pour David Baverez, les européens ne réalisent pas que la guerre en Ukraine va durer très longtemps parce qu’elle fait à la fois « le jeu de la Chine et des États-Unis ». Il explique que la guerre permet à la Chine de piller les hydrocarbures russes et aux États-Unis de piller l’Europe de l’ouest avec le gaz naturel et la défense. Emmanuel Macron peut-il attendre quelque chose de Xi Jinping sur la question du conflit en Ukraine ? Les européens sont-ils aveugles face aux réels enjeux de la guerre ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Xi Jinping… une Chine coopérante ou menaçante ? - 06 mai 2024
May 6 2024
Xi Jinping… une Chine coopérante ou menaçante ? - 06 mai 2024
Invités :  Valérie Niquet, spécialiste Asie à la Fondation pour la recherche stratégique  Frédéric Lemaître, journaliste, ancien correspondant en Chine pour le journal Le Monde Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales  Xi Jinping est reçu ce lundi 06 mai par Emmanuel Macron à l’Élysée afin de célébrer les 60 ans des relations diplomatiques franco-chinoises. Accompagné de son épouse, le président chinois restera deux jours en France pour parler principalement de l’Ukraine. Xi Jinping assure vouloir œuvrer à une résolution du conflit. De son côté, le président français veut s’assurer que Pékin, principal allié de la Russie, ne bascule pas dans un soutien total à Vladimir Poutine. Les deux hommes évoqueront notamment les différends commerciaux entre les deux pays. Ils seront rejoints dans la journée par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.  Cet après-midi, une cérémonie d’accueil officielle est prévue aux Invalides. Les deux chefs d’État s’entretiendront d’abord en tête-à-tête avant de s’exprimer devant la presse. Que peut espérer Emmanuel Macron de son homologue chinois ? « Il y a de moins en moins d’illusions, même du côté français et européen, sur ce que l’on peut obtenir de la Chine. (…) Il y a une sorte de jeu de dupes », explique Valérie Niquet. En cause notamment les questions économiques et commerciales. « La France n’a pas un poids économique très important pour la Chine. En revanche, elle a un poids diplomatique et politique plus important que son poids économique car elle est membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, et ça, ça compte pour la Chine », souligne Frédéric Lemaître.
Le vote, base de note démocratie - 03 mai 2024
May 3 2024
Le vote, base de note démocratie - 03 mai 2024
Invités :  Emmanuel Rivière, politologue, directeur associé de l’agence Grand Public et vice-président de la maison de l’Europe  Jean Garrigues, historien, président du comité d’histoire parlementaire et politique.  Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire Europe à la Fondation Jean Jaurès  Le compte à rebours a commencé. Pour pouvoir voter le 9 juin prochain lors des élections européennes, les Français n’ont plus que quelques heures pour s'inscrire sur les listes électorales. En effet, 16,5% des électeurs sont « mal inscrits », souvent suite à un changement d’adresse ou pour des raisons matérielles. « On n’accorde pas assez d’importance au fait d’aller voter pour surmonter un certain nombre de contraintes », explique Emmanuel Rivière.  Qui sont les plus concernés ? Les jeunes (18-24 ans) mais aussi les catégories socio-professionnelles plus populaires, souvent désenchantés de la politique. Ces électeurs représentent un potentiel réservoir de voix pour les partis politiques. « Beaucoup d’électeurs estiment que ces élections ne changeront rien à leur vie », décrypte Théo Verdier.  Ce désengagement peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la méconnaissance des institutions européennes, le manque de notoriété des candidats, l’euro-scepticisme et le manque de pédagogie. Autant d’éléments à combattre pour réconcilier les Français avec cette élection. Pour l’heure, le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole loin en tête des sondages. Le leader du RN veut faire de cette élection un « référendum anti-Macron ».
Européennes, la majorité peut-elle enrayer la chute ? - 02 mai 2024
May 2 2024
Européennes, la majorité peut-elle enrayer la chute ? - 02 mai 2024
Nos invités :  Guillaume Daret, chef adjoint du service politique Hadrien Brachet, journaliste au service politique de Marianne Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS La gauche est de retour ! À cinq semaines des Européennes, Raphaël Glucksmann se rapproche de la candidate macroniste, Valérie Hayer tandis que Jordan Bardella semble inarrêtable. En effet, la tête de liste du Rassemblement National monte à 32% dans les sondages, bien loin devant la majorité. Lors du défilé du 1er mai à Saint-Étienne, le député européen et candidat du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann, a été pris pour cible par des militants communistes avant d’être exfiltré de la manifestation. Un événement que sanctionne fermement Louis Deffontaines, tête de liste PCF aux élections européennes. Violemment chahuté pour son positionnement trop timide sur le conflit israélo-palestinien, et contraint de quitter le cortège, Raphaël Glucksmann accuse La France Insoumise. En tête dans les sondages à gauche, la tête de liste socialiste est depuis plusieurs semaines dans le viseur des Insoumis. De son côté, Jean-Luc Mélenchon réfute ces accusations tout en condamnant l’agression de son adversaire politique. Deux gauches irréconciliables qui se tirent la couverture pendant que le RN, lui, gagne du terrain. La droite comme l’extrême droite compte bien tirer parti de cet incident. De Jordan Bardella au Premier ministre, Gabriel Attal, ce débordement dépasse les frontières de la gauche et fait réagir toute la classe politique. La cause palestinienne est-elle en train de casser et de cliver la gauche ? La majorité peut-elle faire la bascule ? La réponse avec nos invités.
Travail, la grande fatigue ? - 1er mai 2024
May 1 2024
Travail, la grande fatigue ? - 1er mai 2024
Nos invités : Céline Antonin, économiste à l’OFCE, spécialiste du marché du travail Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de l’Usine Nouvelle Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail, spécialiste du dialogue social Les Français sont-ils moins impliqués au travail ? C’est la question soulevée en ce 1er mai, jour de la Fête du travail. En effet, plus d’un Français sur 10 dit préférer gagner moins mais avoir plus de temps libre. Pour remettre la France au turbin et atteindre le plein emploi, le gouvernement a promis de durcir les règles d’indemnisation des chômeurs à partir du 1er juillet. Et il pourrait décider d’augmenter le délai de carence en cas de licenciement ou de rupture conventionnelle. Cette piste est sérieusement étudiée par l’exécutif. Ce qui a de quoi susciter l’inquiétude des Français, y compris de ceux qui entreprennent une reconversion. Aujourd’hui, le salarié licencié a le droit à une prime minimum légale de la part de son employeur à laquelle peut s’ajouter une prime supplémentaire. Ceux qui en bénéficient touchent les allocations chômage plus tard, entre un et six mois d’attente. Avec la réforme, cela pourrait s’allonger à huit mois ou même davantage. Cette piste particulièrement glissante a été évoquée par la ministre du Travail, Catherine Vautrin, selon la patronne de la CGT qui s’y oppose. « Ce qu’on aura gagné d’une main en forçant le patron a donné plus en indemnités de licenciement, le gouvernement nous le reprend de l’autre avec des allocations chômage qui prendront plus longtemps à arriver. C’est totalement injuste » explique Sophie Binet. Quel serait l’intérêt d’un tel dispositif pour le gouvernement ? Avec 515 ruptures conventionnelles et 896 000 licenciements rien que l’année dernière, la mesure présenterait un gain immédiat pour les caisses de l’État. Pour l’instant, rien n’est encore acté selon le gouvernement. La nouvelle réforme doit entrer en vigueur dès le 1er juillet prochain. Alors, à quoi s’atten
La Palestine enflamme Science Po et LFI - 30 avril 2024
Apr 30 2024
La Palestine enflamme Science Po et LFI - 30 avril 2024
Nos invités : Gilles Bornstein, éditorialiste politiqueJannick Alimi, éditorialiste politiqueFrédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP Face aux occupations pro-palestiniennes, Valérie Pécresse suspend les financements de la région Ile-de-France à Sciences Po. De leur côté, Mathilde Panot et Rima Hassan, membres de la France insoumise, sont convoquées ce matin par la police pour « apologie du terrorisme ». En signe de contestation, la France insoumise appelle à un rassemblement porte de Clichy. En plateau, nos invités débattent : s’agit-il d’une procédure visant à criminaliser l’accusation de génocide, comme le clament Mathilde Panot et Manuel Bompart, ou d’une « simple » procédure suivant le cours normal de la justice à la suite de la plainte d’organisations juives, comme l’a jugé Rima Hassan ? S’il s’agit en premier lieu de ne pas aller trop vite et de laisser la procédure aller à son terme, Jannick Alimi clame en tout cas qu’il est « presque insensé » de parler de « procédure bâillon » comme les membres Insoumis le font, dans la mesure où Rima Hassan jouit d’un long temps de parole sur plusieurs chaînes de télévision depuis le début de cette procédure. Que pensent les Français de cette affaire ? Frédéric Dabi indique qu’à quelques semaines des élections européennes, ils attendent surtout que les clans politiques parlent d’enjeux européens. Il existe, depuis le conflit israélo-palestinien, un acteur réprouvé dans l’opinion publique : Jean-Luc Mélenchon. 81% des interrogés se déclarent mécontents des déclarations et prises de position du président des Insoumis sur le sujet.
Dette, déficit, la dégradation qui menace - 26 avril 2024
Apr 26 2024
Dette, déficit, la dégradation qui menace - 26 avril 2024
Nos invités :  Anne de Guigné, grand reporter au service économie du Figaro Béatrice Mathieu, grand reporter, spécialiste des sujets économiques Éric Heyer, économiste, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE  En attendant les délibérations des avances de notation, la France est sous tension. Et comme l’Hexagone croule sous la dette et le déficit, il n’est pas exclu que sa note soit considérablement dégradée. Évalué à 5,5% en 2023, le déficit devrait légèrement s’amenuiser en 2024 et atteindre selon les prédictions 5,1%. L’État assure que ce dérapage budgétaire est lié à une baisse de ses recettes. Moins de TVA engrangé, moins d’impôts payés par les entreprises et par les  particuliers… Des caisses moins remplies après des années de quoi qu’il en coûte à l’instar de l’indemnité carburant, du bouclier tarifaire ou encore du chèque énergie. Ce déficit alourdit donc la charge de la dette. Mais le gouvernement sur une pente glissante assure que la trajectoire va se redresser. Il anticipe une baisse du déficit dès l’année prochaine à 4,1% avant un retour espéré à 2,9% en 2027. Pour y parvenir, l’État part encore à la chasse aux économies avec 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver cette année. Un effort va être demandé aux administrations publiques à hauteur de cinq milliards d’euros et 2,5 milliards et demi pour les collectivités territoriales. Même somme en taxant les tentes des fournisseurs d’électricité et les entreprises qui rachètent leurs propres actions. Et ce n’est que le début selon les prévisions de Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département Analyse de l’OFCE. Pour l’instant, le gouvernement écarte une hausse des impôts pour combler le déficit. Le 11 avril 2024, Emmanuel Macron avait dédramatisé publiquement la situation financière dans laquelle la France s’est enlisée, la faute à un « choc conjoncturel, plus brutal et plus rapide qu’attendu ». Alors comment redresser les finances publiques ? À quoi s’attendre en vue des déclarations des agences de notation ? La réponse avec nos invités.
Macron, un discours pour relancer l’Europe
Apr 25 2024
Macron, un discours pour relancer l’Europe
Nos invités :  François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne Béligh Nabli, professeur des Universités en droit public Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman  Deuxième round pour Emmanuel Macron ce matin à la Sorbonne. Même lieu, même thème, le président de la République va tenir un discours sur l’Europe à 11h, sept ans après un premier discours mémorable à ce sujet. Une date qui n’est pas innocente, puisqu’il s’agit aujourd’hui de la dernière session plénière au Parlement Européen. Beaucoup de députés européens, notamment dans l’opposition, vont donc sécher le discours du Président pour honorer leurs fonctions à Strasbourg. Une manière pour Emmanuel Macron d’évincer la concurrence ?  Alors que son premier discours dans les couloirs de l’université parisienne, en 2017, quelques mois seulement après son élection à la tête de l’État, avait marqué pour ses mesures claires et ses ambitions pour le continent, mettant notamment en avant le principe d’une souveraineté européenne et l’importance de la défense, ce nouveau speech se doit d’être à la hauteur du précédent. Sept ans et un mandat terni par de nombreuses crises plus tard, le Président est-il capable de renouveler son coup d’éclat ? Quelles vont être ses positions à propos de la défense, en plein contexte de guerre en Ukraine ? Qu’en est-il de son ancienne volonté affichée de discuter avec Vladimir Poutine ? Quelle est la réputation de la France dans le continent ? Peut-elle être encore un leader européen ? Faut-il renouer l’amitié franco-allemande ? Quel destin pour l’Europe si le Rassemblement national était élu à majorité aux européennes ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Gel, pluies et agriculteurs déboussolés
Apr 24 2024
Gel, pluies et agriculteurs déboussolés
Nos invités :  Philippe Collignon, journaliste spécialiste des questions de jardinageFrédéric Denhez, journaliste spécialiste des question d’environnement Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’environnement, spécialiste des ressources en eau  Il n’y a plus de saison. Ce mois d’avril 2024 a été marqué tant par des chaleurs surprenantes pour un début de printemps, que par des longues retombées pluviales et un retour du froid. Les agriculteurs du Rhône-Alpes sont aux premières lignes de ce gel qui vient mettre en péril le bourgeonnement de leurs plantes. Le réchauffement climatique ne me remarque pas simplement par une hausse des températures normales de saison, mais par un dérèglement global de tout le cycle de la vie, avec des glissements entre les saisons auxquels les plantes sont les plus vulnérables.  Non, nous le rappellent nos spécialistes, cette baisse des températures n’est pas une bonne nouvelle, mais une preuve de plus de l’accélération du dérèglement climatique. Non plus que l’augmentation des réserves d’eau dans les nappes phréatiques dues à la météo diluvienne des derniers mois. Il faut agir et commencer à trouver des solutions pour s’adapter à des saisons devenant de plus en plus caduques.  Quels sont les territoires les plus à risques ? Quels impacts sur l’agriculture et le jardinage ? Comment protéger les champs des caprices météorologiques ? Quelles sont les conséquences, à grande et petite échelle, du dérèglement climatique ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
L’Ukraine, l’Amérique… et le retour de l’espoir
Apr 23 2024
L’Ukraine, l’Amérique… et le retour de l’espoir
Nos invités :  Alban Mikoczy, grand reporter et spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à MoscouYves Bourdillon, journaliste au service international des Échos, en charge de l’Europe de l’Est Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain  Après six mois de blocage, une nouvelle aide financière et militaire à l’Ukraine a été adoptée par la chambre des représentants, aux États-Unis. Volodymyr Zelensky assure de son côté que l’État nord-américain et l’Ukraine ont « commencé à travailler sur un accord de sécurité ». Une implication tardive des américains dans le conflit au Donbass qui a un arrière-goût de 6 juin 1944. La première puissance économique mondiale est-elle enfin décidée à faire une différence dans cette guerre ?  Mike Johnson, le speaker républicain, a annoncé que des risques d’invasion du reste de l’Europe par Poutine étaient à prévoir, si jamais l’Ukraine perdait son combat, justifiant ainsi l’importance de l’engagement de son pays aux côtés de Zelensky. Il a dû se battre contre d’autres représentants de son parti, qui s’alignaient jusqu’à présent sur les positions ambiguës du candidat à la présidentielle Donald Trump. Ce dernier favorisait en effet une aide apportée au Moyen-Orient depuis l’assaut du Hamas à Gaza, minimisant les risques d’un impérialisme russe, mais semble depuis avoir adouci ses réfractions.  Mike Johnson a-t-il risqué sa tête chez les Républicains en s’opposant à Trump ? Quel est le réel pouvoir de l’ancien Président américain dans la politique de son pays ? Cette aide va-t-elle faire pencher la balance et permettre de mettre fin à la guerre en Europe de l’Est ? Quelles seront les réactions de Vladimir Poutine face à ce soutien à l’Ukraine affiché par les américains ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
G. Attal face à la « violence débridée » des jeunes - 22 avril 2024
Apr 22 2024
G. Attal face à la « violence débridée » des jeunes - 22 avril 2024
Invités :  Audrey Gouatrd, journaliste spécialiste des faits de société  Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence  Marie-Estelle Pech, rédactrice en chef de Marianne, spécialiste des sujets éducation  Les deux mineurs, âgés de 14 et 15 ans, interpellés mardi 16 avril pour l’agression mortelle de Philippe Coopman, 22 ans, ont été mis en examen pour assassinat, ce vendredi 19 avril et placés en détention provisoire. La préméditation a été retenue dans cet homicide. « Ces enfants étaient suivis car ils avaient commis auparavant des vols avec violence, ils étaient sous le regard de la justice. Et pourtant rien n’a été fait », explique Audrey Goutard. « Ces enfants étaient aussi suivis des services sociaux car ils sont issus de famille dysfonctionnelle. (…) Il y a eu une dégradation et un passage au délit et pourtant ils étaient encore dehors ».  Face à cette « violence débridée », le Premier ministre, Gabriel Attal, appelle à rétablir l’ordre et notamment la discipline à l’école. Ce lundi 22 avril, le locataire de Matignon est attendu à Nice, pour présenter l'expérimentation d'internats éducatifs pour les élèves perturbateurs. Il sera accompagné du garde des Sceaux, Eric Dupont Moretti, et Sarah El Hairy, ministre déléguée chargée de l'Enfance, de la Jeunesse et des Familles pour visiter le lycée du Parc Impérial. « Restaurer une forme d‘autorité entre les enseignants et les élèves ne se décrète pas par une loi. C’est le travail du professeur, de l’équipe éducative, de concertations avec le chef d’établissement », souligne Marie-Estelle Pech.